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Bibliographie INTRODUCTION : Tout
navigateur a besoin de connaître sa position. Au temps
de Christophe Colomb,c'est la boussole qui a permis les
grandes découvertes. Mais la boussole donne seulement la
direction. Il faut aussi connaître la latitude et la
longitude (et éventuellement l'altitude). Le sextant,
qui mesure la hauteur des astres, donne la latitude. La
longitude a longtemps posé un problème car elle
nécessite d'avoir deux horloges de référence très
précises. Il y avait un besoin pour connaître sa
position en temps réel, quelques soient les conditions
météo. Surtout avec l'apparition des navires modernes,
des sous-marins et de l'aviation (et des engins
spatiaux). Historique des systèmes de navigation La
décision de concevoir un système global, fonctionnant
en tout endroit, par tout temps: le projet GPS va prendre
plus de trente ans
Composition du Système GPS C'est
un ensemble de : 24 satellites de radionavigation
répartis autour de la terre à une altitude de 20 200
Km, émettant 24H/24 (segment spatial). Satellite Navstar GPS Constellation du GPS I. Utilisation de trois et quatre satellites : Le principe du positionnement par GPS se fonde sur la mesure de la distance entre le récepteur GPS et plusieurs satellites. La position de chaque satellite dans lespace est connue avec une très grande précision par le récepteur. En effet, chaque satellite transmet en permanence sa position exacte par rapport à la Terre. En même temps que sa position, il indiquelheure exacte de transmission du message. On établit la distance du satellite en calculant le temps mis par les signaux de ce satellite pour arriver jusquau récepteur. Grâce à la distance et à la position dun satellite, il est possible de tracer un cercle imaginaire sur la surface de la Terre sur lequel se trouve obligatoirement le récepteur. Lintersection de plusieurs de ces cercles permet de connaître la position exacte du récepteur. Sil est facile pour le récepteur de déduire la position dun satellite dans lespace, comment mesure-t-il la distance qui le sépare de celui-ci ? Principe de positionnement par satellite 1°) Mesure de la distance dun satellite : La mesure de la distance séparant un satellite du récepteur se fonde sur la propagation des ondes électromagnétiques. Le temps mis par un signal pour parvenir au récepteur est directement proportionnel à la distance parcourue. Les signaux se propagent à la vitesse de la lumière, soit environ 300 000 kilomètres par seconde (en fait la valeur exacte est : 299 792 458 mètres par secondes) ; plus le récepteur sera éloigné du satellite, plus le signal mettra du temps à lui parvenir. Lorsque nous nous trouvons quelque part à la surface de la Terre, le signal en provenance dun satellite met pour nous parvenir entre 67 millisecondes, le satellite se trouvant au zénith, et 86 millisecondes, le satellite se trouvant alors près de lhorizon. Dans le premier cas, la taille du cercle sera minimale, alors quelle sera maximale dans le deuxième cas. Afin que le récepteur mesure le temps mis par le signal pour lui parvenir, le satellite fournit lheure exacte à laquelle le signal a été émis. Le récepteur compare lheure démission et de réception du signal et en déduit la distance du satellite. Cette distance est appelée pseudo distance. Cependant, le principal problème consiste à mesurer le délai avec une grande précision (Voir Partie II : erreurs). Le satellite et le récepteur émettent tous deux au même instant (instant réglé sur lhorloge générale du système GPS) le code pseudo aléatoire. Le récepteur retarde ensuite le début de cette émission jusquà ce que son signal se superpose avec celui provenant du satellite. La valeur de ce retard est ainsi le temps mis par le signal pour se propager du satellite jusquà lutilisateur. Temps de propagation du signal émis par un satellite 2°) Le positionnement en deux dimensions : le positionnement avec les « cercles » (cest-à-dire que la distance entre chacun des trois satellites et le récepteur forme trois cercles qui se coupent en un point, ce point est la position du récepteur) est appelé positionnement en deux dimensions (2D), car il ne donne que la latitude et la longitude. (rappel : les latitudes sont comptées à partir de léquateur et les longitudes ont comptées à partir du méridien de Greenwich). Ce type de position au moyen de trois satellites nest possible que lorsque laltitude est parfaitement connue, comme au niveau de la mer. Si lhorloge du récepteur est suffisamment stable, on peut pendant une courte période établir une position avec seulement deux satellites en vue. Cependant, il ne sagit là, que de cas particuliers et généralement peu fiables ; la plupart du temps, il est nécessaire détablir une position en trois dimensions, cest-à-dire où laltitude est également connue. 3°) Le positionnement en trois dimensions : Si trois satellites sont suffisants pour un positionnement en deux dimensions, ils ne sont pas en mesure dindiquer une position lorsque laltitude nest pas connue. Il est nécessaire dutiliser un quatrième satellite afin de positionner un récepteur en trois dimensions : latitude, longitude et altitude. Le temps mis par le signal pour parvenir au récepteur GPS définit une sphère autour du satellite. Le récepteur se trouve quelque part à la surface de cette sphère. Lintersection de deux sphères de positionnement définit un cercle dans lespace sur lequel se situe le récepteur. Lintersection de ce cercle avec la sphère de positionnement dun troisième satellite détermine deux points. Un quatrième satellite est alors nécessaire au récepteur pour éliminer lun des points ainsi que pour ajuster son horloge. Le récepteur cherchera quelle est la valeur de lhorloge pour que lintersection des quatre sphères définisse un volume aussi réduit que possible. La position en trois dimensions sera déterminée par le point dintersection de quatre sphères de positionnement.
Intersection de trois sphères de positionnement Le positionnement en trois dimensions nous fournit donc un point dans lespace. Pour quil soit utilisable, il est nécessaire détablir sa position par rapport à la Terre. On utilise pour cela un système à trois axes ayant pour origine le centre de la terre, et où la Terre est fixe. Ce système est appelé ECEF (Earth-Centered, Earth-Fixed : Terre centrée, terre fixe) et se réfère au système géodésique mondial WGS84 (World Geodesic System 1984). Le récepteur effectue automatiquement toutes les conversions entre le système ECEF à partir des coordonnées « x,y,z » et le système WGS 84 en coordonnées « latitude, longitude, altitude ». Lorsque la position doit être affichée dans un autre système géodésique, par exemple le système Européen ED 50, le récepteur GPS effectue une conversion. Si lhorloge du récepteur est suffisamment stable, il est possible pendant un certain temps détablir une position en trois dimensions lorsque seulement trois satellites sont en vue. Cependant, au bout dun certain temps qui dépend de la précision de son horloge, le récepteur passera en mode deux dimensions, en conservant la dernière valeur de laltitude calculée II. Erreurs et imprécisions : comment les résoudre ? Au départ, lerreur principale était due à la dégradation militaire, mais cest arrêté depuis le 1 mai 2000. Le principal problème consiste à mesurer le délai avec une grande précision, lorsquon sait quune erreur dun millionième de seconde provoque une erreur de 300 mètres sur la position. Pour quun récepteur possède une telle précision, il faudrait quil soit équipé dune horloge atomique, identique à celle des satellites. Comme il nest pas possible de loger une telle horloge dans chaque récepteur GPS, le récepteur devra ajuster son horloge interne par dautres moyens. 1°) Synchronisation de lhorloge et du récepteur : Afin dajuster son horloge, le récepteur utilise lintersection des cercles de position. Si lhorloge du récepteur est en avance, le temps de propagation du signal apparaîtra plus long que le temps réellement mis par le signal pour parvenir au récepteur. Celui-ci positionnera alors les satellites plus loin quils ne le sont dans la réalité et les cercles de position seront plus grands quils ne le devraient. Si lon prend trois cercles de positionnement par rapport à trois satellites, ces cercles se chevaucheront, formant une zone au centre de laquelle lon devrait se situer. Le récepteur retardera alors son horloge jusquà ce que cette zone devienne aussi possible que possible. Horloge du récepteur en avance Au contraire, lorsque lhorloge du récepteur est en retard, il voit les cercles de position plus petits quils ne sont en réalité. Les cercles sécartent les uns des autres. Lorsque lhorloge du récepteur GPS est parfaitement synchronisée sur celle des satellites, les trois cercles se coupent exactement en un seul point. Horloge du récepteur synchronisée 2°) Autres sources derreurs Les sources derreurs affectant la précision du GPS sont multiples. Certaines sources derreurs sont dorigine naturelle, dautres dorigine technique voire volontaire. A. Erreurs dorigine naturelle : Lionosphère - la couche de latmosphère comprise entre 50 et 500 kilomètres daltitude composée dair - retarde la propagation des signaux qui la traversent. Lionosphère est responsable de la plupart des erreurs dorigine naturelle. Une partie des retards liés à la ionosphère peut être facilement modélisée, car ils sont valables sur une grande région. Ces informations sont transmises par les satellites en même temps que les informations de navigation et permettent au récepteur de corriger le temps de propagation du signal. Malheureusement, il nest pas possible de modéliser tous les retards induits par la ionosphère. Il est cependant possible de corriger plus de 50% de ces erreurs. La troposphère - la couche basse de latmosphère qui sélève jusquà une dizaine de kilomètres daltitude - engendre des retards dans la réception des signaux. Ils peuvent difficilement être modélisés : ils dépendent de la température, de la pression et de lhumidité de lair. La réflexion du signal sur des objets proches du récepteur produit des échos qui interfèrent parfois sur le signal reçu et provoquent ainsi un décalage. Si lécho est suffisamment fort, il peut même être pris par le signal lui-même lorsque le satellite est masqué. Il est important de noter que lerreur typique ne considère pas les effets dus à des réflexions parasites supérieures à un angle de 5°. B. Erreurs dorigine technique: La dérive de lhorloge du satellite non corrigée par la station de contrôle ainsi que la précision de léphéméride peuvent provoquer des erreurs. Le bruit introduit par le codage du signal de navigation peut aussi entraîner des imprécisions sur la valeur de ces signaux. Le bruit ainsi que la précision de lhorloge des récepteurs produit également des erreurs dont la valeur dépend de la qualité des récepteurs utilisés. 3°) Diminution de la précision : La distance de chaque satellite peut être évaluée avec une précision caractéristique de 25 mètres. Cependant, le positionnement par satellite requiert lutilisation de plusieurs satellites pour quune position en deux ou trois dimensions puisse être déterminée. Lerreur totale sera donc supérieur à la précision fournie par chaque satellite et dépendra essentiellement de la position des satellites entre eux. La géométrie des satellites est ainsi appelée diminution de la précision géométrique. (GDOP). Afin de connaître la précision de la position, il faut multiplier lerreur introduite par les satellites par un facteur qui dépend de la géométrie des satellites sélectionnés en fonction de la position du récepteur. Lorsque les satellites sont groupés, GDOP est très grand, et la position imprécise. On obtient un bon facteur de GDOP lorsque tous les satellites forment des angles différents entre eux et aussi grands que possible. CONCLUSION Le
système GPS est une merveille mais dépend complètement
des Américains. Bibliographie :
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