Le
lombric de Jacques Roubaud
Jacques
Roubaud : né en 1932 (il est lyonnais), cest
un grand mathématicien, membre de lOulipo (comme
Queneau : cest un groupe de recherche de
littérature expérimental, aléatoire.)
Cest quelquun dont luvre
témoigne de la crise de la littérature et de la
poésie : il sinterroge sur la poésie, et
pense que la poésie traditionnelle est morte.
3 éléments font la spécificité de ce poème :
- humour : allusion au
« grand-père », « en vrai
lombric de France »
.le lombric
baille, il travaille avec conscience.Comparer le
poète à un ver de terre (grossier).Métaphore denrées
langagières : plaisant.
- Pédagogie.
- Simplicité : il explicite, éclaire la
métaphore.
On peut imaginer quun jeune
homme de sa famille lui ait posé cette question (jeune
poète de douze ans). Il samuse à lui expliquer
par ce poème.
I.
Message du poète :
- Le poète renouvelle la langue, il laère.
Sinon la langue meurt (paroles mortes).
- Le poète donne un nouvel éclat à des mots trop
connus.
- On sintéresse aux mots pour eux-mêmes.
II.
La métaphore filée :
De
même que le lombric, le poète aère le langage, il
travaille le langage de manière poétique.
La démarche est la même que les deux autres poèmes vus
précédemment : sauf que, ici, deux strophes sont
consacrées au poète.
On dirait que le poète est parti de la définition du
dictionnaire :
Lombric = ver annélide qui creuse des galeries dans
le sol dont il se nourrit contribuant ainsi à son
aération et à sa fertilité.
III.
Explication en détail :
Verbes daction qui signalent
le travail important du lombric : mâche, digère
et fore. Travaille, laboure
« Mottes molles » : humour,
allitération.
Diérèse sur « conscience »
«
. Son rôle : contre
rejet
il le connaît
.. » +
dislocation (inversion)
==> Lécrivain veut souligner le fait quun
poète connaît parfaitement son rôle ; cest
un langage de personnification.
« Le poète « comparé »,
vois-tu »apostrophe, le poète explicite sa
métaphore.
« la terre » = langage
« denrées langagières » = métaphore pour
désigner les mots
assonance de voyelles sombres : « o »
« ou »
« obole » : petite monnaie grecque que
lon mettait sur la langue des morts.
Le dernier vers est le plus harmonieux, cest le
plus recherché, et le plus réussi.
Ce poème est un sonnet (2
quatrains, et deux tercets), et le vers le plus beau, le
plus recherché est le dernier. Le plus symbolique.
Volontairement, il faisait de lhumour. Et là le
slogan tombe, on sen souvient. Cest solennel,
grave.
Allitération :
« l » ; « m » ;
« n » ; « r », consonnes
liquides qui traduisent londulation du lombric.
.
|